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ßÑÇÔÉ ÈÓãÉ 2006-06-08
L’annonce faite en février par l’APC de Constantine pour lancer les travaux d’un mur de soutènement à la rue Chitour Amar, n’a pas eu de suite.
Ainsi et après la délocalisation vers La Casbah des taxis desservant les cités Emir Abdelkader et Ziadia, rien n’est venu confirmer les prétentions de la municipalité si ce n’est une plaque qui continue de rappeler un projet à la traîne. En fait, le projet en question est assez vieux, puisqu’il a trait au renforcement de la pente surplombant la rue Zaâbane et dont les signes menaçants sont bien apparents. Un phénomène qui serait dû à une éternelle fuite d’eau dans les toilettes du jardin public Bachir Bennacer.
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CADRE DE VIE «L’ENFER»... DE SOUK EL ASSER
Les riverains de Souk El Asser, s’insurgent contre la situation exaspérante vécue au sein de leurs quartiers dont la cause principale revient à la pagaille créée par les commerces illicites qui squattent les espaces d’une manière illégale et anarchique, poussent comme des champignons à travers cette zone, s’installant l’un après l’autre sans laisser le moindre petit espace, bloquant tous les accès devant les résidents. Ces derniers se plaignent de l’asphyxie des lieux car disent-ils « en cas d’urgence, de catastrophe, de dégâts ou autres, on ne peut recevoir ni ambulance, ni intervention de la protection civile, ni autres secours parce que l’endroit est bloqué par les étals de marchandise». Quant à la question de l’hygiène, les habitants de Souk El Asser ironise en comparant leur passage aux skieurs, la gadoue en hiver et les détritus en été. «Il faut voir les lieux après le départ des commerçants, laissant derrière une véritable décharge publique à ciel ouvert» signale-t-on, et il va sans dire que cette situation provoque une prolifération de rats et de moustiques…Une vie infernale. L’ensemble des riverains dénoncent avec force, et exige la mobilisation des instances concernées pour prendre en charge ce fléau. D’autant que ces commerçants se considèrent comme maîtres les lieux. On dit même que la place du trottoir est cédée à 10 millions de centimes. Un autre problème majeur signalé, celui de la propagation des maux sociaux, car de nombreux malfaiteurs, psychopathes envahissent l’endroit en question pour subtiliser, cambrioler… C’est l’enfer, le martyre et la souffrance que subissent les habitants. Ces commerçants informels dérangent toute la journée créant une atmosphère viciée, un vacarme assourdissant sans respecter les résidents. Les doléances de ces citoyens sont assez simples : mettre fin à ces commerçants informels, sans toucher au coeur de Souk El Asser,le véritable, qui fait partie du patrimoine de la ville.
Selma MADACI
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Mendicite
Malgré les contrôles rigoureux, le phénomène s’amplifie
A l’instar des grands pôles d’agglomération, la ville des ponts offre une image des plus désagréables avec cette mendicité qui envahit toutes ses artères, surtout au centre ville. Un grand nombre de ses mendiants s’enracine sur les boulevards principaux (Trik Djedida, Saint-Jean... etc. Après un simple constat visuel, on est arrivé à dénombrer plus de 60 personnes qui s’adonnent à cette pratique très ancienne. Ces derniers sont de différentes tranches d’âge, sexe, et même la majorité ne sont pas de la ville, il y a même des nomades qui viennent des villes lointaines (El Oued, Biskra, Oum El-Bouaghi). Ils ont installé des tentes, près de la zone industrielle, à Zouaghi, Zighoud Youcef... pour passer les nuits. D’après une enquête des services concernés, il s’avère même que d’autres résident dans des hôtels... ! Ces mendiants choisissent bien leur terrain de prédilection, devant les mosquées, les marchés, les boulangeries... ils ont aussi leurs «techniques» pour susciter la pitié des passants. La mendicité est devenue une profession pour certains, c’est une maladie d’ordre psychologique, même héréditaire. «Le travail» étant des plus organisé, avec un chef de groupe, chauffeur, manager... La D.A.S de Constantine a fait une enquête sur ce sujet avec un groupe de psychologues, sociologues, police, protection civile. Un bus spécial leur a été affecté pour transporter ces mendiants à «Diar Arahma», et procéder à une prise en charge de leurs problèmes, afin de limiter le nombre des mendiants. Et d’après la déclaration du directeur de la D.A.S, le nombre a effectivement nettement diminué par rapport aux années précédentes. Aussi, d’après le directeur de la D.A.S, la surveillance est toujours de vigueur, avant c’était tous les mercredi, mais maintenant c’est tous les jours...
par : B. Inès
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AOUINET EL FOUL L'anarchie dans le transport prend le dessus
par : AISSANI. B.
A proximité de l'ex-garage Peugeot à l'avenue du 20 août 55 (Aouinet El Foul), c'est l'anarchie totale imposée quotidiennement par les transporteurs taxieurs et surtout les fraudeurs. Ces agissements empoisonnent la vie aux automobilistes qui doivent emprunter cet axe. Il y a même un bus qui chaque fin de journée est de la partie en fraude, il fait le plein aux heures de pointes et transporte les gens en descendant cette pente raide avec tous les risques. Si par malheur, les freins avec la surcharge venaient à lâcher, rien se pourra le retenir et c'est au fond de l'oued d'El Menia qu'il atterrirait. Il y a même des camions de gros tonnage qui descendent par cette avenue qui pourtant est interdite depuis toujours aux camions et bus. Aux heures de pointe, surtout en fin de journée, à partir de 17H00, la circulation est bloquée jusqu'au niveau de l'école Puyade, les automobilistes font du sur place et même les taxieurs de Hamma Bouziane sont délogés de leur station. La présence policière en haut, devant la structure de l'APC, n'est d'aucune utilité car à quelques mètres en bas, les fraudeurs font des demi-tours sur place en plein milieu de la chaussée sans être inquiétés. Même si les policiers descendent un peu plus bas, les fraudeurs s'arrêteront un peu plus bas au virage. Pour ce genre de situation, il n'y a que la police motorisée qui est à même d'assainir les lieux, par des rotations, et remettre de l'ordre et si les moyens de transport sont insuffisants, la direction des transports n'a qu'à renforcer cet axe en affectant d'autres taxis et pourquoi pas des bus, mais qui passeront par l'avenue Kitouni Abdelmalek comme les autres transporteurs et assurer les liaisons Constantine - El Menia - Constantine - Cheragat - El Biadi - Hamma Bouziane et répondre ainsi à la demande des résidents de ces lieux. Le citoyen n'aura plus à être transporté avec tous les risques en cas d'accident.
•Constantine Démolition de plusieurs constructions illicites
Selon la cellule de communication de l’APC, mardi passé, la brigade de démolition de la direction de l’urbanisme de la commune de Constantine a procédé à la destruction d’une construction illicite sur un terrain d’autrui, gênant en outre la circulation, à Sidi Mabrouk. Les mêmes services ont recouru à une opération analogue le lendemain soit mercredi au niveau du quartier de la BUM (Sakiet Sidi Youcef) contre une clôture de type T140 et d’une longueur de 100 m. Clôture que le wali avait auparavant, visitée et pointée du doigt, dont la presse d’alors s’est faite l’écho. Par la même occasion, il y a eu saisie de matériels de constructions à l’exception de 3 conteners pour difficulté de leur transport. Deux autres opérations programmées, mais reportées finalement, concernent pour la 1ère une action devant mettre fin à des vendeurs de fruits et légumes sur la route de Sissaoui, et la 2ème intéressant un local situé au 9ème km, lotissement 1er novembre au niveau de l’échangeur d’El Khroub, s’adonnant à la vente de matériaux de construction. El Abci
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Ú· ÝáæÑí 2006-09-11
Tentative de squat d’un patrimoine immobilier de l’APC
Appartenant au patrimoine immobilier de l’APC de Constantine, une bâtisse menaçant ruine a été convoitée par quatre chefs de famille qui n’ont reculé devant rien pour tenter de l’investir au moyen d’un scénario pour le moins culotté.
Vidée en 2001 de ses ex-occupants, des familles sans abris relogées à la nouvelle ville Ali Mendjeli, cette bâtisse, située en plein centre-ville au 15 rue Jellouah et à quelques encablures du siège de la wilaya de Constantine, avait été mise sous scellés suite à une expertise qui avait conclu à une fragilité de son infrastructure et de sa toiture qui menaçait de s’écrouler à tout moment et causer des dommages collatéraux, dont pouvaient être victimes le voisinage et les passants. Pour parvenir à leurs fins sans trop attirer l’attention sur leurs manœuvres, les squatteurs allaient imaginer un stratagème peu orthodoxe et c’est peu dire. A partir d’un immeuble mitoyen en réfection et vidé de ses occupants, sis au n°1 de la place Khemisti, les quatre comparses aménagent une passerelle leur permettant d’accéder à la bâtisse convoitée. Une fois cette première étape accomplie, ils passeront à la seconde phase tout autant délicate : transporter à l’intérieur de l’édifice les matériaux de construction indispensables à la concrétisation de leur plan qui consistait à partager leur squat en quatre appartements indépendants meublés et prêts à accueillir les squatteurs avec femmes, enfants et bagages. Un dessein réalisé au prix d’un travail de forçat effectué de nuit. Alertés par le voisinage, les services compétents de l’APC ont fait appel à la force publique qui a procédé manu militari à l’évacuation des biens mobiliers des squatteurs et à la saisie des matériaux de construction non utilisés. Une action judiciaire a été engagée contre les auteurs de cet acte délictueux.
Parking à etages zaâmouche Un colosse qui traîne
Le plus vieux projet toujours en cours dans la ville de Constantine est en état d’hibernation. Attendu depuis longtemps, le parking à étages de l’avenue des Frères Zaâmouche voit encore sa réception reportée aux calendes grecques, faute de financement, mais en l’absence aussi d’entreprises d’envergure qui pourront prendre en main la suite des travaux.
Lancé le 13 janvier 2001, le parking situé tout près du pont Sidi Rached, à proximité d’une voie à grande circulation et s’étalant sur une superficie de 2896,5 m2, sur six niveaux, devra offrir 536 places pour le stationnement ainsi que 16 locaux commerciaux. De quoi permettre de réelles possibilités pour résoudre les problèmes du stationnement au centre-ville. Cependant, le colosse de charpente métallique, le premier du genre dans l’histoire de la ville, connaît de sérieuses contraintes qui continuent de retarder considérablement son achèvement. Prévu en 22 mois pour un coût de réalisation estimé à l’époque à 25 milliards de centimes, le projet entame déjà sa cinquième année et voit son coût frôler 40 milliards de centimes, alors que son avenir reste toujours inconnu. Pour les spécialistes, la particularité de l’ouvrage, la nature des lieux aux horizons rocheux et inclinés ainsi que d’autres contraintes techniques ont été à l’origine de ces contretemps, alors que d’autres incombent ces retards à une étude approximative des coûts des travaux et une mauvaise coordination entre les différentes parties chargées de la réalisation. La question du financement mixte entre l’APC de Constantine et la wilaya a toujours posé problème, notamment que l’exploitation du projet une fois réceptionné n’a pas été clairement définie entre les deux parties. Cette problématique a souvent suscité des remous, surtout que l’ancien responsable de l’exécutif avait signifié à diverses occasions que la wilaya ne pouvait plus financer un projet dont elle n’avait plus une idée précise sur son budget global. La récente visite aux lieux du nouveau wali de Constantine semble donner du tonus au projet même si plusieurs facteurs demeurent toujours non maîtrisés dans un ouvrage à l’arrêt depuis 2004. Pour l’APC de Constantine, qui ne semble plus retrouver ses marques face à un véritable fardeau financier, les nombreux appels d’offres lancés pour le choix des entreprises qualifiées ont tous échoué. Trouver une entreprise qui dispose des moyens importants pour l’achèvement des travaux du colosse qui demeure toujours à l’état de charpente métallique ne sera guère une chose aisée, surtout qu’il s’agira de parachever le dallage des étages, les parois extérieures, la construction des locaux commerciaux ainsi que l’équipement de l’immeuble en menuiserie, électricité, plomberie et autres réseaux de sécurité. Une mission que certains qualifieront de sinécure, surtout que la municipalité peine à trouver une issue dans un labyrinthe qui lui sera fatal à l’approche de la fin de son mandat. S. Arslan
Vieille médina de Constantine Découverte de vestiges romains Lors de ses multiples sorties effectuées dans la vieille médina de Constantine dans le cadre de ses activités diverses, l’Association des amis du musée national Cirta vient de faire une importante découverte de vestiges romains
Conviée par le propriétaire d’une vieille maison, sise à la rue Belabed Tahar (ex-Jean Bart), dans le quartier de Sidi Djeliss, à visiter les lieux, une délégation de l’association a fait la découverte d’une magnifique mosaïque datant de l’époque romaine sous un monticule de débris. Selon Khodja Bechiri, vice-président de l’association chargé de la section archéologique, il s’agit bel et bien de vestiges archéologiques dans le sous-sol de la demeure. Il remarque, par ailleurs, que la maison comporte un vestibule qui débouche sur le patio, une architecture qui se retrouve dans toutes les demeures du même type. Une description détaillée du site par les membres de l’association le répartit en plusieurs endroits. En premier lieu, on présente « une salle qui, à la lumière d’une torche électrique, apparaît en longueur très sombre, construite en belles pierres de taille dont l’origine remonte très loin. Sur le côté droit, une belle mosaïque assez bien conservée couvre la partie déblayée du sol de motifs géométriques ». Quelques fragments de mosaïque, explique-t-on dans le descriptif, émergeant du déblaiement donnent un aperçu de ce que fut la splendeur de la salle. Les couleurs dominantes de cette mosaïque sont l’ocre, le blanc et le noir, alors que les motifs constitués de losanges et de motifs torsadés produisant un effet harmonieux de la composition sont du type qu’on retrouve dans toute l’ancienne Numidie. Des morceaux de poterie, des troncs de colonne et quatre fûts sont trouvés enfouis dans la boue qui constitue le remblai. On lit sur la même description qu’à l’angle du côté sud du patio se trouve un puits. La disposition de l’espace laisse penser qu’il s’agit des thermes de l’époque romaine surtout que la première salle comporte un trou destiné à l’aération, semblable à une salle de thermes romains, alors que dans le prolongement de la maison qui jouxte la demeure en question, se distingue une salle en voûte à l’entrée de laquelle est creusée une ouverture au sol identique à la salle d’allée de mosaïque. Ce serait le passage aux hypocaustes, un type de chauffage répandu dans le monde romain, ce qui conforte bien la thèse de l’association des amis du musée. « Il est certain que l’on est en présence du caldarium ou salle chaude ou du frigidarium ou salle froide », conclut la description. Ayant fait cette découverte avec des moyens plutôt rudimentaires, les amis du musée qui activent toujours sans la moindre subvention ont réalisé une reconstitution des thermes d’après une aquarelle de l’artiste peintre Khodja Bechiri laissant le soin aux spécialistes de les mettre à jour. S. Arslan
A la recherche d’un corps dans l’oued Rhumel
Les éléments de la protection civile étaient, hier, toujours à la recherche du corps de la personne qui s’est jetée du haut du pont de Sidi Rached, vendredi dans la soirée. Pourtant, nous assure la cellule de communication, de grands moyens sont utilisés pour localiser le corps. Rappelons que les témoins oculaires qui étaient présents au moment où la personne s’est jetée dans le vide, n’étaient pas en mesure de spécifier si cette dernière est de sexe masculin ou féminin. Le corps de la victime est tombé dans l’oued Rhumel et, selon la cellule de communication, six équipes de plongeurs de la protection civile se relayent dans trois endroits de l’oued mais sans succès depuis vendredi. La même source relève qu’actuellement l’oued Rhumel reste dangereux, d’où la prudence des plongeurs. le quotidien d'Oran 09/01/2006 R. C.
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Abdelmadjid Merdaci, une ville révélée et expliquée
« On ne naît pas Constantinois, on le devient ! »
- Sociologue et historien, Abdelmadjid Merdaci enseigne à l’université de Constantine. Auteur de plusieurs ouvrages, il vient de publier Constantine, La Citadelle des vertiges, dans lequel il révèle et explique la ville à travers ses aspects fondateurs.
- Arpenteur de Constantine et de son histoire, est-ce que le travail induit par cet ouvrage vous a surpris par de nouvelles découvertes sur la cité et le regard que l’on porte sur elle ?
Est-ce bien, en filigrane, le regard que l’on porte aujourd’hui sur Constantine, qui constitue l’enjeu et le fil rouge de cet abandon jubilatoire à ses vertiges retrouvés ou à la limite réinventés. Un rapide rappel de la genèse de l’ouvrage peut être éclairant. Cela se passait à Tanger, en 2002, dans le cadre du Salon international du livre de la ville et le hasard de la programmation avait fait croiser trois Constantinois, Noureddine Saâdi, Benjamin Stora et moi-même. Bien sûr, les références à Constantine y furent récurrentes et je ne sais encore trop ce que j’avais pu en dire ni quelles manières firent que l’éditeur parisien Michel Carassou en avait retiré la certitude que l’on devait faire ensemble un ouvrage sur Constantine. Ainsi donc, peut-être même à corps défendant, on pouvait rendre Constantine éligible à la curiosité, voire à beaucoup plus pour peu que le désir de tracer les chemins de l’affinité soit titillé. Je m’y suis attaché avec l’humilité que l’on peut imaginer et un goût de l’aventure pleinement assumé. Ce qui me surprend finalement à peine est qu’il importe de regarder Constantine, pas forcément de la même manière tant il existe d’infinies déclinaisons du regard, entre la tendresse et la révolte qui, de toutes les manières, n’ont jamais cessé d’habiter la ville.
Les ingrédients de l’insécurité Agression physiques suivies ou non de vol, crimes de sang, agressions à l’arme blanche, trafic de stupéfiants, vols à l’arrachée, vols par effractions, racket, incitation de mineurs à la débauche, vols et trafic de véhicules, coups et blessures envers ascendant
Durant cette année 2005, pas une semaine n’a été épargnée par la petite et grande criminalité qui s’est distinguée sous toutes ces formes malgré, il faut le dire, les multiples opérations coup-de-poing lancées par les services de sécurité de la sûreté et la Gendarmerie nationale. Des actions quelquefois combinées pour couvrir dans le même temps le maximum de terrain. Les bilans affichés périodiquement par ces mêmes services donnent la juste mesure de l’ampleur prise dans la wilaya de Constantine par un phénomène en hausse en dépit de toutes les balises mises en œuvre pour le circonscrire, à défaut de pouvoir l’éradiquer. Au chapitre des crimes de sang, on se rappelle l’assassinat au printemps d’un jeune gendarme aux abords de la cité universitaire de filles Lala N’soumer située en amont de la nouvelle ville Ali Mendjeli. Un crime odieux commis à l’arme blanche par deux adolescents appréhendés quelques heures plus tard dans un état second, aveuglés par une overdose de psychotropes. En cette même période, le quartier populeux de Ziadia et la localité d’El Khroub sont secoués par deux crimes commis également à l’arme blanche. A quelques jours d’intervalle, un coup de filet des services combinés de sécurité met fin aux agissements de 18 personnes impliquées dans le trafic de stupéfiants à l’échelle des villes de Constantine, Hamma Bouziane et El Khroub. Sur un autre registre, la section de recherche de la Gendarmerie nationale réussit une belle prise en procédant à l’arrestation de onze personnes faisant partie d’un groupe armée se prétendant du GIA et qui s’adonnait sous cette étiquette au racket et au vol de véhicules perpétrés notamment sur le chemin de wilaya reliant la localité de Aïn Smara à la nouvelle ville Ali Mendjeli. A Hamma Bouziane, l’un des carrefours du trafic de stupéfiants dans la région, des éléments de la GN remontent une filière, une opération qui aboutit à l’arrestation de quatre dealers. A l’issue du premier quart du mois de juin, 56 personnes sont déférées devant la justice pour répondre de divers délits. Le cadavre d’un nouveau-né est découvert dans l’enceinte même du CHUC. La GN appréhende 8 personnes impliquées dans un vaste trafic de véhicules haut de gamme. Au cœur de la saison estivale, 5 cadres de Digromed sont inculpés pour des malversations dont le préjudice s’élève à 122,5 millions de centimes. Evénement sans précédent à la cité El Gammas où un jeune âgé de 23 ans est arrêté pour avoir tenté de violer sa sœur cadette, une adolescente de 14 ans. 163 personnes sont interpellées à la faveur d’une vaste opération d’assainissement menée sur 4 zones jugées prioritaires. Une deuxième action initiée au Ramadhan se solde par l’interpellation de 97 personnes. La fin de l’année est jalonnée par deux faits divers rocambolesques sanctionnés par le vol de 630 millions de centimes, dérobés de deux véhicules en stationnement à Constantine et à Aïn Smara, la saisie à quelques jours d’intervalle de 5,5kg et 16 kg de kif traité, l’agression sauvage d’un policier gravement blessé à l’arme blanche à la cité des Muriers et la folie meurtrière d’un habitant du quartier du chalet des Pins, qui s’acharnera sur le corps de son épouse en lui portant plusieurs coups de couteau.
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Embellissement de la ville Le wali exhorte les commerçants à s’y mettre..
Dans le cadre de la préservation de la beauté de la ville des ponts à travers une amélioration des conditions du cadre de vie, le wali de la wilaya de Constantine a lancé un appel à l’ensemble des commerçants visant particulièrement ceux en activité au niveau du centre- ville comme le précise l’appel transmis à notre rédaction dans ce sillage. Le wali de Constantine insiste sur le respect des conditions d’hygiène et d’assainissement dont l’interdiction d’abandonner, de disposer, ou jeter sur la voie publique, chaussée, trottoirs toutes sortes de débris générés par leurs commerces. A ce propos, il est exigé le respect des horaires de passage des camions de ramassage des ordures. Rappelons que, durant cet été, 09 commerces de la rue de Larbi Ben M’hidi ont été sanctionnés pour le non respect des règles d’hygiène. Dans ce contexte aussi, dans la dernière semaine du mois sacré, une vaste campagne de sensibilisation a été menée auprès des occupants des locaux commerciaux de vente du tissu, situés à la rue du 19 juin (ex rue de France), visant la préservation et la propreté de l’environnement en respectant le déroulement des camions de la collecte qui fait la tournée chaque jour aux environs de vingt heures, menaçant tous ceux qui ne respectent pas ces mesures d’assumer toute leur responsabilité dans le cas des sanctions de fermetures». Sur un autre plan. Le wali exhorte des commerçants à embellir la façade de leurs locaux, et de garder les enseignes lumineuses brillant toute la nuit. En sus, le wali invite les commerçants à prolonger les heures de travail au délai de vingt heure, afin de créer «une vie nocturne» qui fait affreusement défaut à la ville des ponts. Et pour conclure, le wali annoncera le lancement d’un concours qui récompensera le local le plus représentatif, côté beauté des lieux et intensité de l’activité.
Selma Madaci
Vieilleville / Rationnement et fuites d’eau Des travaux en urgence
Les habitants de la rue de 26ème ligne adjacente à la rue Bouharoune sont astreints à un rationnement en eau que d’aucuns parmi les riverains estiment de draconien. Que l’on en juge : les abonnés bénéficient d’un temps de distribution d’eau potable qui ne saurait excéder plus de 15 heures contre une coupure d’eau qui dure en revanche 48 heures du fait qu’une fuite d’eau s’est déclarée à un jet de pierre du voisinage. Une situation qui dure depuis plus de 5 mois où l’irrationnel supplante la gestion des ressources hydriques. En ce sens, le précieux liquide, que les habitants du quartier aimeraient bien voir couler dans leurs robinets, ruisselle actuellement à grands jets et inonde à satiété la chaussée au grand désarroi des consommateurs dont le sevrage s’éternise. D’après les riverains, les fuites d’eau ont été signalées à temps, à maintes reprises au service de la maintenance de la société de l’eau et de l’assainissement qui tarde malheureusement à intervenir. Plus grave, le plombier, dépêché à l’initiative civique et citoyenne des riverains, s’est heurté à l’interdiction d’intervenir sur les équipements d’utilité publique. A noter par ailleurs que ce problème d’alimentation en eau potable et de fuites touche aussi quelques pâtés de maisons du centre ville. Les habitants interpellent les services techniques de l’hydraulique pour se pencher également sur le réseau d’alimentation d’AEP du centre ville et cela afin que les opérations de diagnostic et de fuites soient réalisées suite à des travaux de réfection ou de remplacement des conduites avariées. Nous assistons actuellement à des travaux d’adduction d’eau à travers certains quartiers de la ville mais nous aimerions que les vieux quartiers soient programmés, eux aussi; c’est le souhait de tous.
Manar BOUALI
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Stationnement:L’anarchie règne
Les problèmes de stationnement perdurent à Constantine et s’amplifient de jour en jour, à tel point que les automobilistes prennent le risque de stationner sur des trottoirs ou sur des emplacements interdits au risque de se voir « saboter » ou voir son véhicule acheminer vers la fourrière municipale.
Cette situation est favorisée entre autres par les emplacements réservés que s’octroient certaines administrations, même si le nombre de places de parking est inférieur aux véhicules de l’entreprise. Les commerçants, de leur côté, et sans autorisation aucune, marquent ce qu’ils pensent être leur territoire par des objets hétéroclites leur assurant un stationnement pour la journée, ou gardent la place vide « pour que la vitrine ne soit pas cachée ». De telles pratiques, interdites par la loi, faut-il le signaler, prennent une ampleur inimaginable, car ceux qui sont censés faire respecter la loi ne font rien pour les appliquer. D’ailleurs, les empoignades entre des commerçants et des automobilistes à la recherche d’une place pour stationner deviennent monnaie courante. Pourtant, plusieurs rues restent interdites au stationnement pour des raisons inconnues notamment au Coudiat, comme le boulevard de la Liberté, le boulevard de l’Indépendance, la rue Benmliek et les alentours du commissariat central, un site interdit aux voitures des civils depuis des années pour des raisons sécuritaires qui n’ont plus raison d’être.
BENI HMIDENE Désenclavement et eau potable en faveur de la population
par : El Hadi BOUCHERIT
Eau et routes constituent dorénavant le cheval de bataille de la commune de Beni Hmidène qui entend faire sortir la municipalité de son sous-développement et offrir par la même les meilleures conditions de vie à ses habitants. C'est ainsi que les Mechtas Guerfi, au nord de la commune, Zerida, à proximité , Ouili et Mechat, sur le versant Ouest seront alimentés en eau potable. En effet, un programme consistant d'adduction d'eau potable en faveur de ces contrées sera réalisé incessamment, alors que trois kilomètres de routes seront programmés pour relier la Mechta N'har à Boulkandoul et celle de Ouled Nia à Boulemdais, sur le tronçon de Didouche Mourad. Après ce lancement de travaux de raccordement et d'alimentation de gaz naturel pour 450 foyers du chef lieu de la commune, l'APC s'est attachée, depuis peu à mettre en branle d'importantes mesures de réhabilitation de la salle de soins de Ain Hamma ainsi que de ses dépendances. C'est dire que ces réalisations, entrant dans le cadre du plan de développement de la commune pour l'année en cours devaient être entamées très prochainement. Le travail accompli n'en sera que bénéfique pour les populations de cette commune qui au demeurant ont jusque-là vécu parfois dans les conditions déplorables
El Khroub / Bidonville OFLA Si dure est l'attente par : Med AMMARI
Si à Constantine, l'éradication de l'habitat précaire bat son plein, au Khroub rien n'est fait dans ce sens puisqu'un bidon ville est né depuis quelques années au coeur de la ville. "A force d'habiller la vérité de mensonges, elle devient épouvantail" dit l'adage. Le bidonville dont il est question occupe les anciens locaux de l'OFLA à quelques pâtés de maisons de la gare routière. Son extension se fait au plus vite et anarchiquement avec du parpaing, de la tôle et des matériaux de fortune. Il est difficile de préciser le nombre de familles qui y sont logées: 42, 57, 66, 73 ... En l'absence d'un travail de proximité fiable instauré par l'APC, après des menaces d'expulsions, le 19/08/2003, des menaces de démolition le 17/04/2004, des poursuites en justice, des amendes, ces familles réclament aujourd'hui leur droit à la dignité car la promesse ferme d'un relogement s'est avérée un "CANULAR", et le mince filet d'espoir d'un recasement se dissipe de jour en jour. Cette frange de la population est oubliée, elle vit misérablement dans des conditions insupportables, le provisoire dure... les mots semblent parfois insuffisants, pour décrire leur malheur. "Personne n'est à l'écoute de notre détresse, les autorités locales, dès qu'il s'agit de relogement, se détournent de nos problèmes épineux", déclare un citoyen, "nous avons adressé le 24/04/2003 une correspondance au Président de la République pour solliciter son intervention, la majorité des habitants de ces lieux possèdent des demandes de logements datant de 1982 et plus. Personne ne s'est inquiété, on nous a vu à l'oeuvre et laissé faire mais aujourd'hui, nous ne pouvons plus cacher notre malheur car rien n'a été envisagé et le bulldozer n'est pas une solution. Nous n'avons nulle part où aller, nous sommes Algériens et les pauvres, les démunis ont aussi leur place dans ce pays qui nous est cher", conclut une personne du 3ème âge.
Une délégation du ministère des Travaux publics sur les lieux
Le projet du huitième pont de Constantine
refait surface
Cette fois-ci semble la bonne. Et pour s’en convaincre, signalons la présence, hier, à Constantine d’une délégation du département de Amar Ghoul, annoncée ce lundi par le directeur des travaux publics de la wilaya de Constantine, lors de la rencontre organisée par le wali avec la société civile.
Une visite, selon le responsable local du secteur, qui sera consacrée à l’examen dans ses détails des études déjà réalisées de faisabilité d’un projet qui n’a rien à envier en importance au futur tramway ou encore le téléphérique.
Il s’agit, apprend-on, de la construction d’un nouveau pont, le huitième dans la ville du vieux rocher. Le projet est même acquis, nous assure des sources bien au fait du dossier et au vu de la conséquence du montant qui va être dégagé pour sa réalisation, il est assurément ambitieux. En effet, on parle avec insistance d’une enveloppe de 20 milliards de dinars qui serviront à la réalisation du huitième pont de Constantine qui reliera les deux rives du Rhumel. Et selon ses dimensions, l’ouvrage ne manquera pas d’intérêt autant sur le plan fonctionnel que dans sa conception projetée déjà dans une parfaite harmonie avec ce qui existe déjà. Nous saurons ainsi que ce futur pont aura une longueur appréciable de 1.150 mètres qui lui permettra de faire la jonction entre le vieux rocher et les hauteurs du Mansourah qui desservent pratiquement toute la partie sud de la ville et particulièrement la désormais grande cité de Sidi Mabrouk et ses prolongements vers Daksi, Oued El-Had, la cité Benchicou, la Bum.
Du côté du centre-ville, l’ouvrage n’est pas dénué d’intérêt étant dit qu’il prendra naissance à la place des Nations Unies, dans la zone stratégique de Djenane Zitoune qui constitue un véritable carrefour qui s’ouvre sur la plaine de Aïn El-Bey, également sur les cités Boussouf, 5 Juillet, Fadhila Saâdane... Et si l’on sait que la largeur de ce nouveau pont avoisine les vingt mètres, l’on peut supposer les énormes services qu’il rendra à la circulation automobile puisqu’il peut permettre la réalisation au bas mot de trois couloirs.
L’idée de construction d’un pont, le huitième à Constantine, n’est pas nouvelle et elle a commencé à s’imposer dans les esprits des responsables locaux quand il s’est agi au début des années 2000 de réfléchir sur les meilleurs moyens de décongestionner la ville de Constantine qui commençait à donner des signes d’étouffement. En 2002, rappelons-le, cette idée a fait son chemin au point où des études sérieuses lui avaient été consacrées avec la volonté de réaliser un ouvrage avec une architecture moderne, autrement dit un pont à haubans. Mais le projet sera vite mis dans le tiroir, quand on objecta qu’il détonnait par rapport au pont Sidi Rached ou encore le pont suspendu qui donnaient un cachet particulier au rocher de Constantine. Et apparemment toutes les réserves ont été levées.
M. S. Boureni
Mauvaises conditions de vie à El Khroub Le calvaire à la cité Allouk
La cité Allouk Abdallah (ex-cité Baraouia), qui est située sur les terres de la ferme d’Etat Baraouia qui fut dirigée par le Français Delorme avant de conserver le même statut après le recouvrement de l’Indépendance, a été édifiée en 1948 et occupée en 1950 .
Distante de quelque 5 km du chef-lieu de la commune d’El Khroub, elle était composée de 27 habitations en tuiles avant de s’agrandir avec 163 nouvelles constructions de baraquements (entre 1985 et 1993) pour abriter les familles sinistrées de l’orphelinat de Sidi Mabrouk (Constantine) et celles du bidonville Belemni, victimes du séisme de 1985. D’autres constructions illicites (13) ont été bâties dont 3 furent démolies par les pouvoirs publics. En tout, 203 maisons abritant 300 familles vivent dans l’isolement. Ce qui fait dire à un habitant que c’est une cité de vieillards. Beaucoup de Khroubis l’ont découvert tout récemment après que la prairie de Aïn Bounaâs est devenue un lieu de footing, de détente et de divertissement et aussi « d’abreuvoir » clandestin pour les consommateurs de spiritueux et autres boissons alcoolisées avant que le revendeur ne soit égorgé par les terroristes. Durant la période hivernale, les habitants craignent par-dessus tout les crues de oued Ouarghat et de Aïn Beïda qui les coupent du reste du monde. Pour les habitants rencontrés près de la mosquée, seul et unique lieu public : « Nos deux préoccupations majeures sont le gaz de ville qui passe à 200 m de chez nous et la régularité du transport pour nos enfants scolarisés aux collèges et aux lycées », nous dit Hamlaoui, « quant au reste l’on peut encore attendre », ajoute-t-il. Ce n’est pas l’avis de Bouzid qui demande « l’aménagement d’un terrain de sport et des loisirs pour les jeunes et du travail pour les chômeurs qui moisissent à longueur de journée et d’année ». Pour Khodja, « les habitants ont grandement besoin d’une salle de soins et d’une ambulance pour les urgences ». Quant aux autres commodités, notamment la réfection des ruelles et des trottoirs, « on n’est pas exigeant d’autant que l’on sait que les dégradations de ces derniers touchent aussi El Khroub et la capitale de l’Est », conclut un autre habitant des lieux. Les habitants de cette cité prennent à témoin l’opinion publique des promesses non tenues par les APC (FLN/RND/Islah) qui se sont succédé depuis la reprise du processus électoral interrompu en 1991/92, et que le multipartisme débridé n’a fait qu’accentuer la détérioration des conditions de vie et de travail des populations surtout celles des zones plus ou moins enclavées. el Watan Mohamed Daoui
Spectacle désolant Le seul et unique guichet de règlement des quittances de l’électricité et du gaz, situé à l’entrée de la cité 450 Logements d’El Khroub est quotidiennement assiégé par les abonnés de Sonelgaz.
Les clients font la chaîne pendant 45 à 75mn pour honorer leurs factures », selon les propos des utilisateurs de cette énergie qui sont révoltés par l’accueil dont ils sont l’objet dans un spectacle désolant. Cette agence publique n’offre pas, selon l’avis de beaucoup de personnes interrogées, une qualité de service public dont certains de ses agents quittent librement leurs postes pendant les heures de travail. Certains clients affichent une colère sans égale face à ce qu’ils considèrent comme une humiliation. « Il y a quelques jours, les abonnés ont contraint les agents à procéder à des encaissements manuels qui se sont avérés plus rapide que le système de règlement informatisé », nous confie un citoyen indigné par cette aberration que des agents imputent à la baisse du débit de connexion offert par les services d’Algérie Télécom. M. D.
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